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Imam Cheikh et Al KHalifa

Leçon du jour: La faydou : crème de toutes les voies soufies (tassawwuf)

Pour mieux appréhender la valeur de l’apport de Baye NIASSE, il faut faire une analyse diachronique du soufisme (Taçawwuf).

Le soufisme ainsi que des matières telles que la grammaire (Nahwu),la rhétorique (arûd) et autres étaient du temps du Prophète (SAW) une réalité vécue sans nom .Le soufisme était vécu dans toute sa plénitude par le Prophète(SAW) et ses nobles compagnons . 
A l’époque où vivait le prophète (SAW) les cours étaient sans voile et dirigés vers Allah, mais après sa disparition, les cours se desséchèrent progressivement, comme en témoigne ce propos d’Anas (RA) «avant même de terminer l’ensevelissement du prophète (SAW) nous avions déjà détesté nos cours» . 


C’est pour faire face à ce processus d’obscuration que des élites de la religion ont senti le besoin de créer et d’organiser des cadres qui offrent les moyens qui rapprochent du Seigneur afin de retrouver la pureté originelle .Ils développèrent donc, conformément à l’enseignement du coran et de la sunna du prophète (SAW), une méthode fondée sur le Zikr pratiqué en assemblée ou lors de retraites spirituelles qui s’accompagnaient quelquefois de rudes ascèses. 


Les soufis de la première époque et ceux des époques qui suivirent s’imposaient des privations pénibles qui débouchèrent pour beaucoup sur des déséquilibres physiques et psychiques rien que pour contraindre le «moi» afin d’enrayer ses expansions mondaines et de le libérer du joug des passions .Ils arrivaient par cette méthode à purifier leurs amours, à se forger dans le moule des sublimes vertus, et accédaient à peine à Allah s’il leur était donné de franchir tous les obstacles .Le voyage était pénible, long truffé d’embûches pouvant durer selon les sensibilités individuelles des mois , voire des années . 


Avec l’avènement de la Fadyu, on assista à un «raccourcissement de la distance», du fait de la grâce, de la miséricorde et de la faveur divine, par un processus accéléré de la maturation spirituelle qui permet la réalisation unitive parfaite. A la différence de l’expérience des anciens, la faydu offre un itinéraire sans embûches ne nécessitant ni isolement, ni privation, ni tortures physique pour embastiller l’âme .

Elle est une voie douillette et fait accéder à des joyaux sans commune mesure avec les acquis des anciens. L’ accélération du développement matériel, ce développement même sont le reflet sur le plan physique de la réalité spirituelle. Ainsi, l’évolution connue par le monde dans tous les aspects de la vie: le développement prodigieux des transports, les possibilités qu’elles offrent en terme de gain de temps, d’économie, d’efforts, de facilités et autres sont tous les effets de la faydu qui hisse à des sommets jamais accessibles auparavant .Le Cheikh Al islam disait ainsi a ce propos: «J’ai pesé et soupesé les paroles des gnostiques et j’ai constaté que le terme de leur périple spirituel était notre premier pas sur la voie de la réalisation unitive. De nos deuxième et troisième pas, ils n’ont même pas perçu les traces à fortiori les pas suivants» 
Le raccourcissement de la durée du voyage vers Allah est, comme nous l’avons insinué plus haut, à l’image des progrès sans commune mesure enregistré dans les transports, en comparaison des époques ou le voyage se faisait à dos d’âne, de cheval et de chameau. Cheikh Al Islam disait ainsi: «J’ai raccourci le chemin qui mène à l’unicité divine à quiconque veut parvenir à Dieu» C est pour cette connaissance d’ Allah qui est le motif de notre présence sur terre que Baye a œuvré toute sa vie durant, afin de placer ceux qui se donnent à lui à la station Al-Ihsâne (perfection) à propos de laquelle le Prophète (SAW) disait: «C’est d’adorer Dieu comme si tu le voyais, sachant que si tu ne le vois pas, lui te vois.» 
Pour bien comprendre la Faydu Tijânî, il faut considérer l’image suivante: l’Islam est un arbre dont les branches sont la Voie Tijânî et dont les fruits sont la Faydu Tijânî. Le Cheikh Al Islam a formulé une prière grandiose pour tous ses amis: 
«Mon Dieu, ne fais pas de l’écorce de la religion la part de mes amis, plutôt le secret des secrets, c’est-à-dire l’essentiel de Tes hauts dons» , c’est cela sa demande et Dieu l’a exaucée.

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