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Sagesse du jour: Kossi un temps béni par Sidy Aliou NIASS (Partie 1)

Louange à Dieu Le Miséricordieux par essence et par excellence.
Paix et salut soient sur son bien-aimé et sur son dernier prophète, Mohammed (PSL), sur les membres de Sa noble famille, sur ses compagnons ainsi que et sur tous ceux qui leur ont emboîté le pas dans la rectitude et la foi.

En effet, Kossi est l’âge d’or de la fayda, bien que cette dernière conserve pour toujours sa vivacité. Baye Touti nous entretiendra sur Baye à Kossi car c’est là où le Cheikh, entouré par des jeunes gens munis de dévotion et d’abnégation, a pu réaliser dans la Tijaniyya ce qu’aucun autre Khalifa Tijane avant lui n’avait encore fait. Nous ne connaissons pas avec précision la date de l’installation du Cheikh Ibrahim à Kossi. Mais Selon toute vraisemblance, il s’y est installé après la disparition de son père El Hadji Abdoullah en 1922. Il fut alors chargé par son grand frère Khalifa El Hadji Mouhamed de prendre en charge les élèves de l’école coranique de son père. Il passait la saison hivernale à Kossi avec les dits talibés.
Mais en fouillant dans certains documents, je suis tombé sur une note fort
intéressante dans laquelle nous pouvons lire le suivant. Cheikh dit :

«L’an premier de mon installation à Kossi, voici le registre des noms des premières personnes que j’ai initiées à la tijaniyya : Abu Tâhir, Mu’adh Baye, El hadji Diagne, Mahmoud Cisse, Ismael, Jabal, Sokhna, Demba bun Kounta, El Hadji Touré, Mouhamed Touré. Que Dieu nous engage tous dans le droit chemin de Ses hommes très rapprochés de Lui et affermisse nos pas dans la Tijaniyya jusqu’à la mort. Que Dieu accroisse leur nombre par la grâce du messager (paix et salut soient sur lui). Ecrit par le fils de El hadji Abdoullah, Ibrahim qu’il reste à jamais émerveillé par la Grandeur de son Seigneur ».

A peine trente ans, Cheikh Ibrahim NIASS déclara la fayda et fut entouré par des disciples dont la moyenne d’âge ne dépassait pas une vingtaine d’années.
Ces jeunes tels qu’Aboubacar NIASS Al Mouthana, Seydy Aly CISSE et
Serigne Ousmane NDIAYE, ont joué un rôle prépondérant dans la fulgurante propagation de la fayda. Leurs écrits et leurs correspondances caractérisés par une probité intellectuelle assez précoce, constituent un défi difficile à relever pour des futures générations. Il est tout à fait légitime de s’interroger sur la formation intellectuelle de ces jeunes lieutenants du Cheikh Ibrahim dont le produit scientifique et spirituel interpellent la jeunesse de la fayda sur la lourde responsabilité qui pèse sur leurs épaules.

Surtout quand on sait les moyens d’apprentissage furent un luxe réservés à quelques privilégiés bien lotis de l’époque. Ce qui ne fut pas le cas de ces jeunes qui avaient du mal à assurer leurs repas quotidiens.
Nous avons toute l’attitude de penser à ces jeunes lorsqu’on se plonge dans la profondeur du sens de ces poèmes très allusifs du Cheikh Ibrahim:

Je me suis souvenu des nuits de rencontre du quartier à la Station Sublime, mais ce souvenir me trouble la vie.

Entouré par des jeunes dont le dévouement vers Allah ne souffre point de doute, nous nous sommes adonnés au zikr à tel enseigne que nous ne sommes ni vivants ni morts.

Les disciples de Cheikh Ahmed Tijâni s’arrachent les verres de l’invocation de Dieu ainsi que celle de Son prophète au plus haut rang de la vie.

Tantôt nous plongeons dans la Présence Divine tantôt nous campons dans le hadra du prophète et parfois nous restons dans notre station. Que c’est beau cet état dans lequel nous nous trouvons !

Parfois nous sommes épris par la Beauté de Dieu tantôt par celle de son secret, lequel secret nous parcourons étape après étape.

L’unique objectif que nous nous fixons est d’être submergés par la beauté de Tâha qui est le seul envoyé de l’Essence Divine, nous ne cherchons ni l’amour de Sou’da (les vanités mondaines) encore moins Rayya (les délices paradisiaques).

Et pourquoi ne pas se fixer cet objectif, alors que notre oeil véridique l’a vu au près de celui à qui l’on dévoue un amour éternel.

Et je vois que la manifestation de sa beauté à travers ma personne est telle qu’il devient difficile de faire la distinction entre nos deux personnes. En vérité, tu ne lui trouveras jamais un second ressemblant.

Que la prière d’Allah, Symbole de la Vérité soit sur lui tant que l’amoureux avoue son impuissance face à ses souvenirs qui lui troublent la vie.

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